Waa wi Luu névâ xi-nya de Wikipédia
Posté le 24.03.2007 par kanekarythm
WAA WI LUU
La vallée de Houaïlou ainsi que la commune du même nom se trouvent dans la province Nord de la Nouvelle-Calédonie.
Géographie
La commune est situé à environ 3 heures de Nouméa. Pour y accéder, il est possible de passer par le col des Roussettes, une route très sinueuse qui relie Bourail à Houaïlou, de passer par Kouaoua et donc d'arriver par Poro (tribu de Houaïlou) ou encore de passer par Ponérihouen au nord.
La vallée de Houaïlou a été, pendant longtemps avant la construction de la route transversale Koné-Tiwaka, l'unique voie de passage pour se rendre de la côte est à la côte ouest par le col des Roussettes.
Lieux et monuments [modifier]
A Houaïlou, on compte quatre superettes dont le LBK et le Kavirhovo, une pharmacie, une boulangerie qui produit de délicieuses viennoiseries, et un dispensaire.
On trouve aussi une brigade de gendarmerie composée de 6 sous-officiers.
À la tribu de Ba (à l'extrémité nord ouest de la commune) se trouve une cascade, idéale pour s'y baigner [1]
Plusieurs établissements scolaires sont présents, dont le collège de Do Neva, collège de Wani, l'école catholique de Wani, etc... ainsi que plusieurs écoles tribales.
Économie [modifier]
Houaïlou est réputée pour ses litchis qu'elle produit en abondance. La municipalité de Houaïlou se fait une volonté de developper le tourisme dans sa région, on y trouve quelques infrastructures touristiques délabrées, mais aucun effort n'est effectué dans ce sens.
L'économie locale est centrée exclusivement sur la production de minerai. Il y a deux mines importantes dans le secteur, la mine de Poro et les mines mai. Un centre de formation aux métiers des mines est présente à Poro, centre de formation au travail des mines et des carrières CFTMC.
Il y a une piste d'atterrissage desaffectée, construite par les américains pendant la guerre du Pacifique, près du littoral.
Les tribus [modifier]
La commune fait partie de l'aire coutumière Ajië-Aro. Elle se subdivise en cinq districts coutumiers composés de 33 tribus.
Districts coutumiers Tribus
Néouyo Néouyo, Paraouyé, Gouareu, Kapoué, Oukaya, Néaoua, Kamoui, Néwa, Kua
Haut Nindien Oingo, Nessakoéa, Médaouya, Gondé, Nérin
Bas Nindien Nédivin, Boéareu, Ouessouin, Méareu, Mé, Gouaraoui, Nindiah, Roibahon
Waraï Ba, Kaora, Meomo, Neya, Nekoue, Thu, Nédiouen, Néaria,
Boréraré Boréaré, Karagreu, Coula
Les tribus se répartissent le long de la vallée ou sur le littoral centrée autour du village éponyme, centre administratif de la commune.
La langue kanak parlée à Houaïlou est l'ajië, langue que Maurice Leenhardt qui vécut de nombreuses années dans la vallée à Do Néva décrivit au début du XXe siècle et dans laquelle aidé de ses catéchumènes kanak, il traduisit la Bible.
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:: Les commentaires des internautes
pourquoi
Posté par
kare le 10.10.2007
pourquoi ne faite vous pas
évoluer cette commune.
pourquoi
Posté par
kare le 10.10.2007
pourquoi ne faite vous pas
évoluer cette commune.
waa wii luu
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riko le 02.04.2008
c'est assez expéditif et survoleur comme description d'une région qui à mon sens renferme et porte l'origine et le début de la conscience mélénésienne...tu devrai explorer un peu plus les fondamentaux de houaïlou et l'implantation des écoles...tu verrai que l'héritage des vieux de ta région est inestimable.
waa wii luu
Posté par
riko le 02.04.2008
c'est assez expéditif et survoleur comme description d'une région qui à mon sens renferme et porte l'origine et le début de la conscience mélénésienne...tu devrai explorer un peu plus les fondamentaux de houaïlou et l'implantation des écoles...tu verrai que l'héritage des vieux de ta région est inestimable.
Spéciale dédicace à riko!
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batysyral le 03.04.2008
Je suis d'accord sur le caractère réducteur de la description de Waïlu. Cependant, entre nous,le titre même de l'article l'explique. Etant donné que tu semble t'y connaitre, tu pourra surement me dire précisément par qui a été crée DO NEVA...C'est pour cela que, conformément à mon héritage, j'ai envie dire : "C'est pas tout d'avoir de la "gueule", faut suivre derrière"...
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riko le 06.04.2008
Oui bien sûr, à chacun sa pierre à porter à l'évolution de son pays. libre à chacun de crier haut et fort son appartenance à un groupe ou une idée, si les actes ne suivent pas,le discours n'en sera que pauvre. c'est à chacun que le rôle revient de se "bouger" et tenter de bouger les autres de force n'est souvent pas la solution, mais par contre crier haut et fort est un grand pas en avant...Maintenant reste à faire le second...
le titre respecte l'auteur de la description...
donéva...je ne sais pas réellement par qui cela a été créee, je sais cependant que c'était une mission protestante et sa création doit se situer entre 1902, par là...do néva est lié à Maurice Leenardt...et à do kamo, son oeuvre ethnologique. pour l'histoire il suffit d'aller sur internet...http://books.google.fr/books?id=lP7SbTN_7PEC&pg=PA91&lpg=PA91&dq=mission+de+do+neva&source=web&ots=T0AkukhFDp&sig=O_Ao4TV6I6ECk5rVMc1Gsk7ClsI&hl=fr#PPA91,M1
mais pour l'analyse de ce qui a été produit à Houaïlou...et l'expérience avancée de la région A'jie du monde moderne il faut se rappeller des vieux...regarder le rayonnement de langue...regarder son passé avec précision...je ne suis pas de Houailou, mais je sort des gens de houailou et je travaille à houailou...il y'a que actuellement l'image de Houaïlou n'est pas au beau fixe...vue de l'extérieur et vue aussi de l'intérieur par les gens qui y sont originaires...pourquoi???
peut-être parce qu'ils ont oubliés leurs fondamentaux...ils ont oubliés que l'intellect et la perception du kanak de son propre être face au monde y a été le plus marquant...effectivement, fait de peur qu'il ne se couche peut devenir un jour le slogan des choses qui s'expédient trop vite...
Une lueur d'espoir!
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kanekaythm le 07.04.2008
En accord avec tes propos, Riko "qui sort des gens de houailou et qui travaille à Houailou",j'ajouterais juste une précision. Sans généraliser, toujours, force est de constater que nombre de jeunes originaires de waÿlu sont plus facilement en proie aux fléaux sociaux contemporains tels l'alcool et la drogue.Je pense également que l'un des facteurs est l'affaiblissement "des fondamentaux" au sens où tu l'entends (si j'ai bien compris). En outre, pour avoir grandi dans la vallée, il faut dénoncer et tordre le coup aux préjugés réducteurs avec lesquels on grandit en tribu. Je m'explique: Combien d'enfants issus de la tribu,scolarisés au collège, à ce jour (en 2008), souhaiterais devenir un grand chef d'entreprise internationale, un magistrat ou un écrivain? C'est cela que je dénonce: Le défaut de perspectives professionnelles et le manque d'ambition.
Mais je suis confiante car on est, encore une poignée mais déjà un certain nombre, à avoir tordu le cou à ce préjugé réducteur. Et ce sera là notre petite pierre à l'édifice.
Donc pour résumer, l'affaiblissement des valeures tel le respect des anciens, inhérente à la culture Kanak est une constance à Waÿlu mais il en est de même pour la majeure partie des communes Kanak.Cet affaiblissement favorise quelque peu au délaissement des jeunes, qui par voie de conséquence sont en proie aux fléaux sociaux.Dés lors, les repères sociaux sont dénaturés,l'argent facile attire...Mais ce qui me marque, moi, ce sont tous mes frères que j'ai perdu au détour d'un virage. Et c'est pour cela que je me bat.
Lien vers mon blogle meilleur reste à venir
Posté par
riko le 07.04.2008
ah...là ça prend une tournure interessante!
pour avoir fait des trucs pour le compte de la province nord notamment avec le greta nordil y'a deux ans maintenant et de là ou je travaille actuellement(je ne suis pas un vieux mais un jeune) je me suis apperçu que le problème des jeunes calédoniens, kanaks à plus forte raison, face à ces fléaux que cites sont les mêmes. hienghène, bélep, kouaoua, canala, touho, poindimié, koné, koumac...wailuu...même combat!
mais alors pourquoi cela se manifeste t-il à wailuu d'une manière aussi violente qu'ailleurs dans le pays?
pour ma part j'ai dit une fois lors d'une discute avec la bande du dispensaire au village, puisque eux sont confrontés en permanence à ce problème, que wailuu c'est la manifestation de l'urbanisation traditionnelle...les phénomènes de sociétés qui s'y font échos ne sont que plus normales, dans le sens de l'évolution de la société traditionnelle. par conséquent le travail y est beaucoup plus conséquent et la réflexion beaucoup plus volontaire...finissons en avec les modèles sociaux habituels que l'on nous impose...la province même nous les impose..nos politiques eux aussi parfois déconcertés, incapables nous les impose en finançant les programmes de réflexions, orientés par ces gens de l'extérieurs, de l'intérieur aussi, qui eux ont été nourris de concepts occidentaux, parfois pertinente mais qu'il faut réadapter à la vision locale, traditionnelle, dans les réunions avec les émissaires de la province ou du gouvernement, je leur balance à la figure cette phrase "ton concept est bien mais, avant que tu le mette en oeuvre en calédonie pour les calédoniens, tu dois tout désarticuler, démembrer, destructurer pour le restructurer selon la perspective calédonienne à fortiori kanak, océanienne puisque la Calédonie en est fortement ancré dans la tradition mélanésienne et océanienne.
les fondamentaux dont tu parles sont là, et doivent inspirer la nouvelle génération d'actifs (dans le social ou dans la politique) dans ces travaux.
il n'est pas aisé à celui qui vit en tribu de pouvoir s'émanciper de ses propre chaînes culturels,or il le faut pourtant...il faut être capables de s'émanciper de notre propre culture, pour ne plus la regarder d'une manière romantique, et enfin être capable de s'en inspirer...cheminer avec elle avec un livre de méthode en perpétuelle évolution.même si on peut dire que d'une façon ou d'une autre la tradition transparaît dans nos actes les plus modernes.
mon idée est qu'effectivement la tradition transparaît dans nos actes de tout les jours, d'ailleurs on dit souvent pour expliquer nos actes "c'est comme ça qu'on fait chez...", mais il faut aller plus loin, organiser les systèmes qui structurent la vie sociale des calédoniens selon des principes traditionnels, fondamentaux, en fin de compte universels...
j'écrit pour un blog culturel underground Calédonien, pour faire passer mon discour...mes traitent principalement de cette idée.
lien du site actuel
http://lecriducagou.com/?p=218
lien de l'ancien site http://lecriducagou.canalblog.com/archives/reflexions_pacifique/index.html
chronique d'un voyage interculturell
de la colonisation à la renaissance de l'être
à plus...
à plus
C'est avec les rêves que l'on avance
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kanekaythm le 08.04.2008
je ne suis pas sure d'avoir tout saisi, auquel cas je m'en excuse.Mais je suis d'accord avec l'idée qu'il faille créer le kanak de demain. Nous, kanaks sommes à un tournant fatidique de notre histoire: faire aujourd'hui, du passé, ce que l'on sera demain. C'est un vaste chantier en perspective mais tel Martin Luther King: "I have a dream"...C'est avec les rêves que l'on avance. Un sage de ma tribu a émis la même idée selon laquelle il faut "inventer" nous même notre culture kanak de demain. Là on rejoins la récurrente question du code coutummier. Doit-on élaborer un code? Or la coutume par définition est orale; quant au code, celui-ci est, par définition, écrit. Mais n'y a t-il pas là quelque chose à inventer? Telle est la question.
Pour en revenir à la jeunesse de Waÿlu, je pense que pour pouvoir conceptualiser la problématique entièrement, il faut prendre en compte plusieurs dimensions d'ordre culturelle(avec l'ancrage occidental, américain...), coutumière (l'affaiblissement des références coutumières...), sociologiques (les éléments d'intranéité tels que la famille, les moeurs contemporaines...), ethnologiques (Waÿlu est peuplée de métis, toutes origines confondues, un melting pot qui aura des répercussions inéluctables sur le kanak de demain...)et surtout et bien malgré moi, juridique ( la dichotomie du statut civil coutumier et de droit commun où force est de constater le système lacunaire de l'état civil coutumier...).
Il en résulte un flou artistique incommensurable. Enfin, c'est comme cela que je le ressens. En bref, c'est une problématique surdimensionnée eu égard à mes facultés restreintes. Mais je suis d'accord avec le fait que cette question est actuelle et au surplu, d'ordre presque existencielle, pour tous kanak qui se respecte...
Lien vers mon blogle confort...
Posté par
riko le 14.04.2008
« Doit-on élaborer un code? Or la coutume par définition est orale; quant au code, celui-ci est, par définition, écrit. Mais n'y a t-il pas là quelque chose à inventer? Telle est la question »
Je t’accompagne dans cette réflexion à la quelle j’ai moi-même beaucoup de questions sans réponses, mais ce que je pense néanmoins pour la question de la coutume c’est qu’il faut avant tout comprendre les fondamentaux. Ça fait pompeux, mais je ne peux pas le dire autrement que comme ça. Et le vieux sage que tu connais a touché du doigt, il faut créer sa culture de demain. Il y’a quelque chose de simple à voir, c’est que la tradition est aujourd’hui ce qu’elle était de moderne à une époque, et à fortiori ce qui est moderne aujourd’hui sera de l’ordre de la tradition demain.
Cela se suit, ce qui reste pourtant c’est le sens que l’on donne à tel ou tel acte, découlant d’un processus moderne ou non. Le sens est important, les fondements. Tu sais, il s’est passé 3000 ans d’histoire, pendant la quelle les homme traditionnels, depuis les premiers de la période de Lapita, ont sans cesse, consciemment et inconsciemment projeté en dehors d’eux leurs ressenti, leur désire. Et les structures sociales ont été construites grâce au processus de projection, c’est ce que je trouve d’intéressant dans le travail de Freud avec Totem et Tabou.
Une fois que l’on admet que l’homme projette sans cesse hors de lui ce qu’il considère de bien ou de mal, selon sa moralité ou sa stratégie de survie, il faut recenser et tenter de comprendre les idée de système ou structures sociales, projetés au travers des formes réceptacles de nos projections. C’est pour cela que j’écris chronique interculturelle.
Nous devons faire ce travail, apprendre à voir au travers des manifestations culturelles, conscientes et inconscientes les enseignements et les traits de la culture de demain. C’est pour cela que l’artiste est important. Or comment le faire dans une société qui sans cesse s’accélère et prône le développement personnel et l’accès au confort comme but ultime.
Nos politiques sont depuis longtemps passé de la pensée fondamentale, socle de la culture calédonienne à la culture économique socle d’un avenir commun. Nous sommes gouvernés par des techniciens qui ne voient qu’en l’accès au confort le moyen auto libérateur, d’accès l’émancipation intellectuelle. Et c’est une situation normale, en rapport à la stratégie mise en œuvre, que nous (le peuple Cautionnons). Mais il ne reste que ce modèle stratégique produit des laissés pour contre ou pendant un temps génère des manques à gagner, qui eux risque de générer des situation conflictuelles.
C'est-à-dire que tu développes un tissu économique qui devra t’assurer l’accès à un nombre, suffisant de mélanésien au confort. Cella fera un effet de dynamique et d’aspiration, et par conséquent le confort dégageant forcément du temps pour les loisirs, le mélanésien peut aisément accéder au savoir qui l’émancipera et surtout on l’espère, fera de lui quelqu’un de réfléchi, capable d’engager un réflexion constructive.
Mais l’économie de marché reproduit les mêmes inégalités sociales ainsi la confrontation entre le monde économique et traditionnel se fera toujours échos « pourquoi vous avez ceci et nous non, donnez nous du travail, il faut vous former, être compétents, professionnels et posséder la culture d’entreprise… »
Je pense donc que baser la stabilité sur le seul fait économique n’est pas suffisant chez les mélanésiens. Il faut aussi donner du confort à la pratique de la tradition, tout comme donner le confort à la pratique professionnel (la formation). Si un pieds va mal, l’autre pieds peut supporter la charge, le temps que les choses se recalent. Mais il est vrai comme tu dis le fait coutumier doit reprendre sa place. Il doit cependant veiller à moderniser ses discours, se faire une beauté, faire une opération de pub, intéresser et encourager les jeunes mélanésiens à voir et comprendre les richesses contenu dans leur tradition et en eux. C’est le travail des artistes et intellectuelles, car c’est véritablement un travail intellectuel.
De la culture à l’intellectualité
Posté par
riko le 14.04.2008
Le travail que jean marie tjibaou est primordiale dans le sens ou il a voulu redonner au kanak le goût de sa propre culture et il faut sans cesse rappeler cette pensée, et même l’enseigner dans les livres d’histoire du pays, et dans les cours de philosophie au lycée. Une fois réconciliés avec notre propre culture, nous devons enfin cheminer avec elle et durant cette promenade, son exploration intellectuelle doit faire ressortir les préceptes, concepts, fondamentaux de toujours qu’elle contient. C’est l’objet du travail que j’entame avec mes chroniques. De ces observations, découlent des concepts qui sont immédiatement mis en perspectives dans des cadres modernes. Nous devons créer et projeter à notre tour nos fondamentaux et non subir les idées étrangères en désaccord avec nos principes. Je pense en effet que le temps est à la nouvelle génération d’artistes kanaks, t’être les icônes de ce nouvel élan intellectuel. Il est temps de chemin en sens inverse de la projection à la pensée afin de proposer de nouveau modèles, toujours universels…
"Kanak"rime avec "à jamais"
Posté par
kanekarythm le 18.04.2008
La projection d'un point de vue psychanalytique c'est lorsqu'un sujet va répondre aux conflits émotionnels, aux facteurs de stress internes ou externes, en attribuant à tord à une autre personne ses propres sentiments, ses propres pulsions, ou ses pensées inacceptable. le sujet désavoue ses propres intentions et son refus en lui attribuant aux autres, généralement ceux par lesquels il se sent menacé, et ceux avec lesquels il ressent le plus d'affinité.
Dés lors, il me semble inadéquat en ce qui concerne la conception de la coutume Kanak de demain.
En effet,la coutume Kanak n'est pas le reflet d'une quelconque pensée inconsciemment refoulée par les KAnaks.
Je comprend votre idée selon laquelle la coutume de demain doit prendre en considération toutes les nouvelles formes et représentations symboliques contemporaine. Mais ce n'est pas là un système de projection au sens premier du terme. Ce système est un mécanisme Freudien de défense, inconscient, de l'ordre du désaveu, avec la rationalisation et le déni.
Et non! La coutume Kanak ne constitue en rien un quelconque refoulement
mais bel et bien, comme vous nous le précisez, notre propre vision culturelle de l'éternelle et universelle dichotomie: la bien et le mal.
A partir de là, on comprend que la coutume Kanak de demain manifestera cette nouvelle représentation des fondamentaux par les Kanaks eu égards aux faits de société, aux réalités contemporaines et aux influences internationales.
Cependant, Les fondamentaux restent des fondamentaux:Donc peu importe l'époque, le respect reste le respect, l'hosppitalité reste l'hospitalité...
Ce qui caractérise le Kanak, c'est son respect et son hospitalité. A une époque non encore lointaine, c'était l'ivrognerie et le cannibalisme.
Les Kanaks ont toujours su préserver leurs fondamentaux, même au plus fort du génocide qui a frappé le pays durant le 19ème siècle.
C'est pour cela, qu'en tant que Kanak je ne me souci pas de nos fondamentaux.
Car, quand tu est Kanak, tu as toujours ce petit quelque chose. Un élément que l'on ne peut nommer, surement parce qu'il n'a pas de nom, et que même 50 années passées à l'étrangers ou 50 milliards d'euros à crédit ne peuvent fourvoyer.
Combien d'années ont passées depuis ces fameux 24 et 29 septembre 1853, à Balade et à L'île des pins?
...
Lien vers mon blogmécanisme
Posté par
riko le 21.04.2008
Il bon est de préciser comme vous l’avez fait, que la projection d’un point de vue psychanalytique a une définition précise. Certes, mais c’est le mécanisme qui m’intéresse et non ce que l’on en fait.
Par exemple, avec une voiture on peut aller à la fête, travailler ou faire la guerre, mais le mécanisme de l’engin reste le même et cela, peu importe si il y’a des variantes, les fondamentaux restent les mêmes. Cette technique de sortir au dehors toutes les choses à l’intérieur, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, d’origines frustrantes ou complexant, reste vraie et toujours d’actualité.
Je propose en plus de cela de repérer ce qui a été projeté, ce qui est de nos jours projeté (chronique interculturelle voir lien vers un autre site plus haut) et faire ce chemin inverse. C’est un plongeon systémique dans les méandres de notre culture et ses fondements cela à ma manière, c'est-à-dire à partir d’une méthode mixte un peu inspirée des mystiques kabbalistes, de Freud (qui m’a donné l’idée en lisant totem et tabou), et de martin Heidegger philosophe allemand spécialiste de la question de l’être et des étant ses manifestations diverses (prochain article que je ferai paraître dans le cri du cagou)
L’hospitalité et le respect sont des définitions que l’on donne à de multiples manifestations du concept fondamental du mélanésien, « je ne suis pas moi grâce à moi, mais parce que mon frère, mon ami, mon caillou, le requin ou le lézard m’a un jour reconnu ». Les deux caractéristiques que vous citez sont induits, conséquent ou découlent de ce concept de base. D’autres mots, symboles, pratiques, coutumes condensent aussi en eux des sous concepts, apparus, peut-être, successivement durant ces trois milles ans de la présence mélanésienne. Et on n’en a pas fini de les explorer.
C’est donc vrai, et je pense aussi comme vous que les fondamentaux sont là, néanmoins je pense également que la multiplicité des formes ou manifestations occultent la mécanique de base et constituante des ces fondamentaux. En disant cela je pense à la situation d’insécurité permanente à Houaïlou et à la non présence sur la scène sociale des coutumiers. L’articulation est pratiquement inexistante, voire mince entre le fait moderne et traditionnel. Ce qui doit dans l’un temporiser et amener la sagesse et dans l’autre dynamiser en enrichissant les pratiques et méthodes de travail, cette dualité n’est plus, soit l’un est inexistante et l’autre l’emporte, hors la dualité est le propre du mouvement, donc de la vie même. Dans cette même idée d’articulation, il est intéressant de voire le travail réalisée par Raphaël mapou, la pensée qu’il développe est fondamentale, c’est à suivre de très prêt.
Quoi qu’il en soit l’exercice reste confiné à un espace intellectuelle bien défini, car pour qui le maîtrise c’est un stimulant intellectuel puissant, je le confirme, cela nous explose littéralement l’esprit, pas uniquement d’un point de vue des sentiments, je te respecte, je te fais la coutume, mais aussi d’un point de vue intellectuel, j’organise mes systèmes selon un concept, je créée mes supports pédagogiques selon un concept…
En définitif si je parle des artistes, c’est pour avancer l’idée que grâce à ses créations l’artiste est capable de rendre compréhensible au commun des mortels un concept intellectuel complexe. Et plus nous seront nombreux à réaliser l’exercice, mieux la tradition se révèlera à nous comme intemporelle et universelle.
Vive les artistes!
Posté par
kanekarythm le 23.04.2008
En effet, je comprend mieux dans quel sens tu as utilisé ce terme de projection.
Il est vrai que les artistes KAnaks ont été les meilleurs représentants de la société Kanake et même calédonienne.
Ils ont su mettre les mots sur des ressentis enfouis dans nos mémoires, sur l'héritage douloureux du colonialisme, sur les blessures non encores cicatrisées des évènements...
C'est donc un réel hommage qui doit leur être rendue aujourd'hui.
Je pense aux plus révolutionnaires d'entre eux : Vamaley, JVDK, BDJ,Poinmoudja,Atmanoxk, entre autre.
Bon, je cite d'ue manière non exhaustive des groupes de la grande terre car je connais mieux les textes.
On ne peut que s'incliner devant leur travail et leur ferveur militante toujours fidèle au fil des années écoulées.
En effet, cela fait plus de 25 ans déjà que le Kanéka est né.
Aujourd'hui, avec le slam de Paul Wamo, le reggae ka de Joséphine et le blues ka de Vamaley, les vibes du kaneka se métamorphosent au fil des avancées musicales de ses pères et fils kanaks.
J'adore le Kaneka, mais il est encore trop restreint à notre seul caillou. Je souhaiterais tant, que tel Bob Marley l'a fait pour le reggae, que le spectre du Kaneka se diffuse au delà de toutes les mers du globe.
Cela a quelque commencé avec internet mais nous en sommes encore qu'au balbutiements.
C'est pour cela que les artistes de toutes les disciplines, doivent être encouragés et soutenus par nous même, mais aussi et surtout ceux qui ont les fonds spécifiquement attribués au développement de la culture.
En tous les cas, je souligne l'énorme travail qui a été fait de part et d'autres sur le cailloux pour nos artistes. VIve la SACENC et Vive les artistes!
représentation culturelle
Posté par
riko le 25.04.2008
j'ai écrits ceci il y'a quelques temps mais je n'ai pas encore eu le temps de le publier chez le cri du cagou...je le publie donc ici à la lecture de tous:
UNE CALEDONIE SOUS INFLUENCE ET PERFUSION PERMANENTE, L’ARRIERE COUR DU MONDE
On peut dire que la Calédonie est toujours restée sous l’influence des courants artistiques, religieux, politiques et économiques européens. C’est comme un arrière cour où se font échos les affrontements entre théories et courants de pensées occidentaux.
La bataille des missionnaires, les premiers politiciens
En 1958, une divergence d’opinion entre missionnaires Français, notamment sur la question du certificat entraîna une division importante au sein de la communauté protestante. De cette scission naquit la première organisation religieuse autonome et gérée par les kanaks eux-mêmes, l’église évangélique libre. Totalement indépendante de la mission de Paris à la quelle est désormais la seule rattachée, l’autre communauté protestante, l’église évangélique.
Charlemagne dit Missié était un missionnaire envoyé par la mission de Paris dont le siège est à Denfert Rochereau à Paris. Il prend place à la mission protestante de DO NEVA, à Houaïlou à la fin de la guerre. Son arrivé coïncide avec la nouvelle politique « coloniale » du général De Gaulle, dont le discours Brazzaville s’en fait l’écho. Très vite se structurent deux organisations politiques mélanésiennes et naissent l’AICLF et l’UICALO. Ces deux organisations respectivement protestante et catholique, devaient servir à organiser les revendications kanakes, mais également constituer un front contre le communisme. Lorsque vous lisez le programme de ces deux mouvements originels de l’UC, notamment celui de l’AICLF vous comprenez que l’idée de destin commun n’est pas d’hier.
Dans le giron des protestants, le pasteur Charlemagne est un artisan de l’expression politique kanake. C’est d’ailleurs la proposition qu’il fait, de faire obtenir aux kanaks, le certificat, qui entraîna son exclusion de la mission de Paris. Les missionnaires de DO NEVA en place craignaient les menaces de l’administration coloniale Calédonienne, des menaces qui étaient fondées sur une principale crainte « le certificat permettait aux kanaks de poursuivre des études au delà et constituait donc un risque majeure pour la stabilité de la colonie ».
C’est à la tribu de Nediva que les vieux dissidents installèrent l’église libre et sa branche scolaire la fédération de l’enseignement libre et protestante (FELP) avec désormais à sa tête le pasteur charlemagne avec pour objectif de développer et de mettre en place une organisation autonome et tournée vers l’avenir. Ce fût dans le même esprit que des missionnaires et enseignants kanaks de la FELP furent envoyés en Nouvelle Hébrides devenue Vanuatu. Après l’indépendance du Vanuatu les relations furent maintenues, et aujourd’hui la structure FELP ni vanuatane est autonome, elle-même et compte plusieurs écoles, pasteurs et enseignants d’origine ni vanuatans. Ce que l’on remarque cependant c’est que les divergences qui secouent actuellement le monde de l’église libre et de sa branche scolaire (nouvelles calédoniennes) se fait également échos à Vanuatu, fille de la communauté mère Calédonienne pourtant émancipée.
Les nouvelles tendances, la jungle des courants de pensées
Il y’ a 30 ans se développaient sur le territoire les théories gauchistes révolutionnaires contre l’administration « impérialiste » Française, avec la création des mouvements indépendantistes radicaux. Ces mouvements dont la montée en puissance s’est faite dans les années 80 ont changé l’approche politique des kanaks, cela a débouché sur la période des évènements. On se souvient des soutiens étrangers de la cause indépendantiste avec la Libye, le Flnc, les centrales syndicales françaises, et autres groupes d’influence.
Pendant les évènements on voit les caillassages sur les routes, les barrages, les maisons de colons blancs brûlées, le boycott des élections avec la fameuse et désormais célèbre image de Eloi Machoro, un indépendantiste kanak membre de l’UC, fracassant l’urne à l’occasion d’une élection avec sa hache, image qui a fait le tour du monde. A Hienghène un Guets-apens fait une dizaine de morts chez les kanaks, et le sommet de la crise fût la prise d’otage d’Ouvéa en 1988 à Fayawé soldée par une vingtaine de morts en majorité Kanak, une tragédie qui a choqué la France entière et qui marque le début d’une décolonisation réfléchie voulue par la France.
Aujourd’hui s’affrontent les théoriciens d’une économie moderne qui prônent la mondialisation, le libre échange, et les alter mondialistes qui annoncent la chute du mythe capitaliste, qui dénoncent les modes de consommations destructeurs d’humanité et qui prônent l’intégrité et la révolution de l’individu. Mais également les écologistes radicaux contre industriels, et depuis peu les théologiens d’un christianisme moderne et d’influence américaine contre les églises traditionnelles qui voient la fuite de leurs paroissiens vers ces nouvelles formes de spiritualité augmenter de jours en jours.
Les réseaux d’influences s’étendent depuis partout dans le monde, la Chine, les Etats unis, la France, Israël, Australie, Nouvelle Zélande, jusqu’en Nouvelle Calédonie et se font dans tout les domaines. Le jeu d’influence s’exerce aussi dans les sphères méconnues du grand public, comme la Franc maçonnerie. Certaines sphères se sont crées d’autres sommeillent ou baissent en puissance, en tout les cas l’activité d’influence et de lobbying semble bien ancré dans les mentalités calédoniennes.
Un réveil artistique fracassant, une génération politisée psychédélique
Dans la montée en puissance violente pour l’indépendance, par pure propagande les artistes kanaks étaient d’abord appelés à manifester l’identité kanake au travers de leurs œuvres. Quoi qu’il en soit au travers de ces actes le réveil identitaire, le réveil artistique du kanak est amorcé, c’est en partie grâce à Jean Marie Tjibaou que cela se met en marche, en effet l’étape primordiale dans la pensée de cet universaliste consistait à encourager le kanak à se réapproprier son image, longtemps négativée par l’action colonisatrice.
C’est après la phase de lutte armée que la musique kanake appelée Kaneka vient au monde, en 1986 elle est véritablement propulsé en première ligne. On refuse le folklore et on souhaite exprimer la puissance de « l’art kanak », le folk et le reggae sont abandonnés un temps au profit de cette nouvelle musique. De 1988 à 1990 les groupes de musiques se multiplient, d’autres groupes se reconvertissent, d’autres se créent et dans les bals des kermesses comme, à, Né haricot (néouyo) à Houaïlou.
Les jeunes crient haut et forts leur identité et l’indépendance kanake socialiste. Le pays sort alors de ses tourments mais tout est encore frais dans la mémoire de la population. Il faut se rappeler que le sommet de la crise a été la prise d’otage d’Ouvéa et la paix scellée par des accords politiques de Matignon en 1988 poursuivis en 1998 par les accords de Nouméa reste fragile.
1988 à 1994 on vit un moment en suspend, les jeunes qui étaient dans les barrages, que l'on avait sorti des écoles pour les besoins de la lutte ne savent pas quoi faire, on ne vient pas les voir, les récompenser, ou très peu le sont. Ils restent en tribu avec le sentiment d’avoir été bernés par les politiques. Par dépit certains se mettent à planter du cannabis. C’est le début du triangle vert, Canala, Houaïlou, Bourail, les meilleures herbes du territoire avec celle d’Ouvéa.
L’alcool alors restreint avait conduit certains à des mélanges douteux. C’est ce que j’appelle la période des analyses c'est-à-dire un genre de cocktails sensé remplacer l’alcool, à base de dentifrice mélangé à un parfum tel que l’eau de Cologne et le tout coupé par un sirop de choix. La période des sniffeurs d’essence et autres produits toxiques, celle des buveurs de clochettes, de bouillons de piles ou de fils électrique et d’alcool a brûlé. Beaucoup de jeunes se sont brûlé les ailes à cette période, elle fût une courte mais lourde de conséquence, quoi qu’il en soit l’année 1992 marque surtout la montée en puissance de la consommation du cannabis.
C’est dans ce courant que DJEMA sort son premier album de Kaneka. C’est le premier groupe de musique qui jette les bases d’un retour à la source, avec leur approche musicale, même si les textes restent combatifs et politisés. De 1990 à 1994 sortent les albums kaneka les plus inspirés. La jeunesse mélanésienne est complètement barrée, avec tout ce qu’elle ingurgite mais elle reste maintenue sous perfusion par une musique propre à elle.
En 1995 à l’occasion des 10 ans du Kanéka (premier EA KANEKA) que le public expédiera MEA NEBE en Australie, un groupe inclassable de la région Kawipaa qui ne possède que deux albums à son actif. La tournée s’est déroulée en 1996 avec Angélique Kidjo en tant que première partie. Le collectif accompagné à l’époque par feu Jacques KARE, artiste kanak de la première heure, présenta une série de concert, à Melbourne, et à Sydney.
Et enfin, c’est en 1998 sous l’influence des nouvelles donnes politiques et économiques que la génération des accord de matignon tente de relever de le défi Calédonien, influencée par les nouvelles idées du destin commun. C’est le début du combat d’une tradition conceptualisée contre les pièces rapportées d’une modernité esseulée. Le retour aux idées originelles, dont les bases, furent, posées par le plus universaliste des penseurs Kanak, Jean Marie Tjibaou.
C’est enfin le retour chez soi, pour un nouveau départ.