Formation « CADRES AVENIRS »
Les programmes de formation de Néo-calédoniens en Métropole
Renforcer la place des cadres d’origine mélanésienne dans les postes à responsabilité en Nouvelle-Calédonie constitue un enjeu de taille pour le développement et l’avenir du territoire. C’est à quoi s’emploie depuis plus de 15 ans le programme « Cadres avenir » par le financement de la formation en métropole de stagiaires néo-calédoniens et le suivi de leur insertion professionnelle au retour dans les secteurs porteurs du territoire. Parmi les autres initiatives d’envergure, les trois Provinces Sud, Nord et des Iles Loyauté proposent, pour leur part, un nombre important de bourses d’études vers la métropole.
Le programme « Cadres Avenir », initialement baptisé « 400 cadres », a été lancé à la suite des accords de Matignon-Oudinot signés en 1988. Le pari a été fait de former en dix ans 400 cadres originaires de la Nouvelle-Calédonie, en donnant la priorité aux Mélanésiens, encore trop peu nombreux à occuper des postes à responsabilité.
« Cadres avenir », rappel historique
Devant la réussite de ce programme, l’accord de Nouméa de 1998 relatif à l’avenir de la Nouvelle-Calédonie a décidé de le poursuivre et de l’amplifier, avec les mêmes ambitions : promouvoir l’accès de Mélanésiens aux fonctions de cadres, en conduisant les stagiaires à niveau Bac + 2 au moins, par des parcours individualisés de formation en métropole. Deux volets supplémentaires y ont été ajoutés : la formation de cadres de la fonction publique, et la formation d’enseignants. Dans le même esprit, un programme dénommé « 40 cadres » a d’ailleurs été mis en place à Wallis et Futuna en 2003, fonctionnant sur les mêmes principes mais pour un volume plus modeste.
Le programme « Cadres avenir » a été entièrement déconcentré depuis le 1er janvier 2003 du ministère de l’Outre-Mer vers le Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie. En 2004, son budget s’élevait à cinq millions d’euros, l’Etat assurant 90% du financement et le gouvernement de Nouvelle Calédonie 10%.
Fonctionnement
Plusieurs acteurs interviennent dans la mise en œuvre du dispositif : tout d’abord la Mission Formation, rattachée au Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie, assure la responsabilité du programme, de la présélection des candidats jusqu’au suivi de leur insertion professionnelle au retour. Elle s’appuie sur l’ACESTE (Association calédonienne d’enseignement scientifique, technique et économique), centre associé du CNAM, pour l’orientation des stagiaires dans les établissements de formation et leur suivi pédagogique en métropole. En bout de chaîne, Égide prend en charge la gestion logistique, administrative et financière des séjours.
Un Comité de Suivi, composé de l’ensemble des signataires des accords de Nouméa, se réunit annuellement pour décider des orientations politiques du programme. De son côté, un groupe de pilotage, composé de représentants des institutions politiques du territoire, finalise la sélection des candidats. Ces derniers doivent être âgés de 40 ans maximum, être titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent, et avoir présenté un projet répondant à un besoin identifié du territoire. Le taux de sélectivité se situe à environ un lauréat pour 10 candidats, la Mission Formation recevant en moyenne 500 candidatures par an. Le renforcement des crédits soutenant les dispositifs d’accompagnement scolaire et de tutorat des lycéens devrait contribuer au renouvellement du stock des candidatures : en effet, un des défis pour l’avenir du programme reste sa capacité à alimenter le vivier des futurs cadres mélanésiens.
Plus de 800 bénéficiaires
Une étude statistique établie en mai 2005 par la Mission Formation sur l’ensemble des promotions de stagiaires de 1989 à 2004, apporte un éclairage intéressant sur l’évolution du programme et son impact depuis son lancement. Ainsi, depuis l’origine, 796 personnes ont bénéficié de bourses des programmes « 400 Cadres » et/ou « Cadres Avenir », pour une durée moyenne de 25 mois. Ce chiffre dépasse donc désormais les 800 avec la rentrée universitaire 2005-2006. La majorité exerçait une activité salariée régulière avant le départ, 25% étant étudiants et 20% demandeurs d’emplois ou d’un autre statut.
L’augmentation de la taille des promotions, qui s'établit à 73 stagiaires depuis 1999 - contre 42 pendant les 10 premières années – traduit cette volonté d’amplifier le programme après l’Accord de Nouméa.
Origine et profil des stagiaires
L’origine géographique des stagiaires est restée à peu près stable en proportion : 48% sont originaires
de la Province des Iles Loyauté, 34% de la Province Sud, et 18% de la Province Nord. Concernant leurs origines ethniques, 65% sont Mélanésiens, conformément aux objectifs que s’est fixé le programme (69% issus de la Province des Iles Loyauté, 21% de la Province Nord et 10% de la Province Sud), 14% européens, 5% de Wallis et Futuna, et 16% d’origines diverses.
La tendance au rajeunissement des stagiaires, observée depuis le début du programme, s’est stabilisée à un âge moyen de 28 ans. De même, le taux de féminisation (36%), jugé encore trop bas mais qui n’a pas cessé de s’améliorer jusqu’en 2001, semble depuis cette date marquer le pas.
Etudes suivies et résultats
La majorité d’entre eux (48%) a suivi des études dans le domaine scientifique et technique. Certaines filières comme l’électricité ou la mécanique/maintenance ont été particulièrement fréquentées, que ce soit dans les écoles d’ingénieur ou dans les IUT. Dans les autres domaines, ce sont des études de gestion qui ont été le plus suivies.
L’élévation significative du niveau d’étude reste un des motifs de satisfaction du programme : un glissement important s’est effectué du niveau Bac vers le niveau Bac + 2 et du niveau Bac + 2 vers le niveau Bac + 5. On observe en outre que 68% des stagiaires sont en situation de réussite, 23% en situation d’échec et 9% en situation de réussite partielle (arrêt volontaire d’études avec un diplôme universitaire inférieur à l’objectif initialement fixé).
Insertion professionnelle au retour
Les indications fournies sur les emplois occupés au retour de formation montrent que 59% des stagiaires avaient trouvé un travail dans la Province Sud, 24% dans la Province Nord, 16% dans la Province des Iles, et seulement 1% à l’extérieur de la Nouvelle Calédonie. Si l’on compare ces chiffres à la répartition de la population active par province de résidence (sud : 81% - nord : 14% - îles : 5%), on constate que les stagiaires au retour ont participé positivement au rééquilibrage en faveur des Provinces Nord et Iles.
Il persiste en revanche un déséquilibre au profit du secteur public : ce dernier regroupe 58% des emplois occupés au retour de formation, avec une répartition de 30% dans le secteur privé marchand et 12% dans le secteur privé non marchand, essentiellement dans l’enseignement privé. Ainsi, par souci de rééquilibrage, 66% des départs en 2004 ont été destinés à des qualifications dans le secteur privé, et la Mission Formation a déjà établi des contacts avec 40 entreprises parmi les plus importantes de Nouvelle-Calédonie.
Un des enjeux du programme reste de pouvoir cibler des formations de cadres dont le profil répondra aux besoins de recrutement des secteurs de économiques porteurs du territoire. Les deux usines de transformation du nickel qui devraient entrer en activité dans la Province Sud et
la Province Nord entre 2007 et 2010, constitueront à moyen terme un important vivier de nouveaux emplois pour la Nouvelle Calédonie.
« Chacune d’entre elles devrait générer 1 000 emplois directs et 1 000 emplois induits. Le Comité de Suivi du programme a d’ores et déjà choisi de privilégier les formations en lien avec ces nouveaux besoins, notamment dans les secteurs des mines et du bâtiment/travaux publics, tout en continuant à encourager les parcours dans les secteurs du commerce, de la banque, des transports ou du tourisme », précise Marie-Laure Gibert, responsable de la Mission Formation à Nouméa.
Les bourses financées par les trois Provinces
Les principaux autres volets de bourses de formation vers la métropole sont soutenus par les trois Provinces de la Nouvelle-Calédonie. Chacune d’entre elle finance des bourses de formation pour tous types d’études, qu’il s’agisse de formation initiale ou de formation supérieure, se déroulant sur le territoire de Nouvelle Calédonie ou en métropole. De même que pour les bourses sociales dont bénéficient les étudiants de métropole, les critères d’attribution se fondent sur les revenus et le nombre de personnes à charge des familles. Dans le cas de formations supérieures sur le territoire, ces bourses viennent en complément de celles attribuées par le ministère de l’Education nationale. Égide assure, pour sa part, la gestion des bourses d’étudiants en métropole financées par les trois Provinces. L’association a ainsi pris en charge sur l’année civile 2004 207 étudiants (dont 67 nouveaux arrivants) pour le compte de la Province Sud, 115 étudiants (dont 33 nouveaux, parmi lesquels 2 stagiaires) pour le compte de la Province Nord, et 126 étudiants (dont 42 nouveaux) pour le compte de la Province des Iles Loyauté. L’effort budgétaire s’avère très significatif, avec respectivement pour chacune des Provinces 0,97 millions d’euros, 0,63 millions d’euros, et 0,56 millions d’euros attribués, pour les seuls crédits gérés par Égide. L’évolution sur les trois dernières années met d’ailleurs en évidence une croissance régulière de ces effectifs.
Source : http://www.egide.asso.fr/fr/services/actualites/lettre/L40/caledonie.jhtml
GIP Formations Cadres Avenir
GROUPEMENT D’INTERET PUBLIC - FORMATION CADRES AVENIR
16 rue Austerlitz – Nouméa
BP C5 – 98848 Nouméa cedex
Tel : 24 64 44
Fax : 24 64 40
Le Groupement d’Intérêt Public (G.I.P.) – Formation Cadres Avenir constitué entre l’état et la Nouvelle-Calédonie a pris la suite le 1er janvier 2006 de la Mission Formation.
Le GIP a en charge notamment l’animation et la gestion du Programme « Cadres Avenir » qui a succédé au Programme « 400 Cadres ».
Il intervient également dans d’autres dispositifs allant dans le sens du rééquilibrage.
I) Le Programme « Cadres Avenir » :
Le Programme « Cadres Avenir », comme son prédécesseur vise à favoriser par la formation le rééquilibrage dans l’exercice des responsabilités.
1) Public concerné : hommes et femmes originaires de la Nouvelle-Calédonie ayant un projet professionnel en rapport avec les besoins du pays et nécessitant un parcours de formation de niveau supérieur.
Les candidats ayant déjà une expérience professionnelle constituent la cible prioritaire.
2) Mode de sélection : les candidats sont sélectionnés sur la base de la faisabilité de leur projet professionnel et de leurs capacités à engager ou à réengager des études supérieures.
La méthode de sélection individualisée repose sur des entretiens et des tests.
Les candidats sont également soumis à un entretien avec un jury composé de professionnels du secteur d’activité concerné.
Un Groupe de Pilotage composé des partenaires du programme (Institutions, organisations professionnelles etc.) valide en dernière instance les candidatures qui lui sont présentées par le GIP.
3) Prestations :
- Dans la mesure du possible, une structure d’emploi probable est identifiée avant le départ en formation.
- Une mise à niveau précède généralement le départ.
- La prise en charge financière dépend des situations familiales et professionnelles des candidats.
- Les stagiaires en cours d’études font l’objet d’un suivi pédagogique individualisé.
II) Les autres actions :
1) Après-Bac Service :
Cette action s’adresse aux jeunes bacheliers désireux de poursuivre des études supérieures en métropole et notamment à ceux dont les familles, pour des raisons d’éloignement ou de niveau social sont moins favorisées que d’autres dans la maîtrise des informations, des calendriers et des circuits administratifs.
Les services rendus sont de plusieurs ordres :
En Nouvelle-Calédonie :
- Aide à l’orientation
- Aide dans les démarches d’inscription
- Aide dans les démarches de recherche de bourse
- Préparation au départ et mise à niveau.
En métropole :
- Suivi pédagogique en métropole
- Accompagnement extrascolaire.
2) Le Foyer « Juvénat Lycéen » :
Créé à l’initiative de la Mission Formation, en liaison avec les collectivités locales et les entreprises, ce foyer géré par l’association Jules Garnier pour un Juvénat lycéen (A.J.G.J.) accueille des lycéens et lycéennes originaires de brousse et des îles et qui présentent les potentialités nécessaires et la volonté de préparer un baccalauréat général pour aborder des études supérieures exigeantes.
Il offre à ces jeunes un cadre de vie, un environnement culturel et un soutien scolaire destinés à favoriser leur réussite.
Le GIP apporte également de manière ponctuelle son concours à des actions de rééquilibrage menées en partenariat, notamment :
- Médiateurs éducateurs
- Soutien scolaire
- Accompagnement des étudiants de la Province Nord
- Préparation aux concours
Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2006, le Passeport Mobilité a été rattaché administrativement au GIP.
Dernière modification : 23/05/2006 07:58
Source : http://www.nouvelle-caledonie.gouv.fr/sections/services_de_letat/les_services_de_la_prefecture/les_missions/gip_formations_cadre6267
Un homme attaché à sa terre
Né en 1936 à Tiendanite, un petit village de la montagne à l’extrême nord du Territoire, cet enfant du pays est resté toute sa vie durant attaché aux valeurs culturelles de sa terre.
Jean-Marie Tjibaou © RFO - 27.6 ko
Jean-Marie Tjibaou © RFO
Résolu à arracher la liberté de son peuple, son engagement politique a été comparable à un sacerdoce qu’il a assumé jusqu’au bout.
Très tôt, il fut influencé par la forte personnalité de ses parents. Ty Vencelas, son père, était l’un des premiers instituteurs kanaks dans les années 1940-1945. Dya, sa mère, fille de grand chef, était une personnalité respectée de la région.
Il comprend que la Culture constitue un pilier fondamental sur lequel doit reposer le combat politique du peuple kanak.
La vocation de prêtre humaniste
Le petit Jean-Marie reçoit son premier apprentissage de l’école primaire catholique de Ouaré à Hienghène. Son éducation se poursuit ensuite à Canala puis à Païta. Son destin semble tout tracé : il sera prêtre. Il est, alors, loin de s’imaginer qu’il accordera son dévouement à une autre mission.
En 1949, il entre au petit séminaire de Païta, avant de rejoindre une école de l’île des Pins, où il fait son noviciat. L’année 1965 est celle de son ordination comme prêtre à Hienghène. Deux ans plus tard, en 1967, c’est dans la cathédrale de Nouméa qu’il exerce son ministère comme second vicaire.
Les études en France
Attiré par les sciences humaines, Jean-Marie Tjibaou profite d’une bourse pour entreprendre des études à l’Institut de sociologie de la Faculté catholique de Lyon. Il s’inscrit ensuite, en 1970, en section ethnologie à l’Ecole pratique des hautes études, à Paris. Constamment préoccupé par l’identité kanak et ses moyens d’épanouissement, il commence une thèse sur le thème de l’identité culturelle qui restera malheureusement inachevée.
La tension monte en Nouvelle-Calédonie et Jean-Marie Tjibaou entend participer aux changements qui sont espérés par les Kanaks. Il rentre chez lui pour faire lui aussi entendre sa voix.
La révolution culturelle des Kanaks
"On ne peut servir deux maîtres à la fois".
Le prêtre de Henghiène l’a bien compris. Aussitôt revenu sur le Territoire, il demande sa réduction à l’état laïc. Il se marie avec Marie-Claude Wetta et dès lors se consacre entièrement à la défense de la culture kanak.
Célébrer la culture mélanésienne
En 1974, il concrétise sa vision politique en étant à l’origine de la conception et de l’organisation du festival « Mélanésia 2000 » avec Jacques Iekawé. Pour la première fois en Nouvelle Calédonie, la culture kanak est à l’honneur. La presqu’île de Tina qui accueille le festival en 1975, sera 20 ans plus tard le lieu d’édification du Centre culturel Jean-Marie Tjibaou.
Une impressionnante détermination politique
Si la Culture demeure le fer de lance de son discours, Jean-Marie Tjibaou ne perd pas de vue pour autant son objectif final : l’indépendance pour son pays natal. Pour ce faire, il acquiert peu à peu une légitimité auprès de la population, qui n’hésite pas, à plusieurs reprises, à lui accorder sa confiance.
Son premier mandat
L’année 1977 marque le début de sa carrière politique : il se porte candidat aux élections municipales de Hienghène et est élu. La même année se déroule le 8ème congrès de l’Union calédonienne, principal parti indépendantiste de la Nouvelle-Calédonie. Nommé vice-président de ce parti, il fait appel à des jeunes comme Yeiwene Yeiwene et Eloi Machoro qu’il juge capables de le seconder dans ce combat pour l’indépendance.
Le Front indépendantiste
Deux ans plus tard, le Front indépendantiste est créé, Jean-Marie Tjibaou sera son chef de file à l’Assemblée territoriale.
Le leader charismatique qu’il devient peu à peu reste conscient de la nécessité de négocier l’émancipation avec le pouvoir central, sans toutefois oublier que seule la solidité de l’engagement est porteuse de résultats. En juin 1982, au terme d’un renversement d’alliances, il est élu vice-président du Conseil de gouvernement de Nouvelle-Calédonie. Il occupera cette place jusqu’au boycott actif des élections territoriales par les indépendantistes le 18 novembre 1984.
En juillet 1983, il participe, au nom du Front indépendantiste, à « la table ronde » de Nainville-Les-Roches qui reconnaît aux Kanaks « un droit inné et actif à l’indépendance ». L’année qui suit voit la création du Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS), à la tête duquel Jean-Marie Tjibaou est nommé.
Président de la région Nord
Ce cumul de responsabilités politiques, qui fait de lui le porte-parole incontestable du peuple kanak, le propulse à la présidence du Gouvernement provisoire de « Kanaky » en novembre 1984. Pour la période 1985-1986, il est élu président de la région Nord issue du statut Fabius-Pisani.
La négociation des accords de Matignon
Le 26 avril 1988, quelque temps après le drame d’Ouvéa, il participe à Paris à des négociations aboutissant à la signature des accords de Matignon avec le Premier ministre français de l’époque, Michel Rocard, et Jacques Lafleur, président du RPCR, principal parti loyaliste en Nouvelle-Calédonie.
Sa détermination dans la lutte pour l’indépendance n’ayant d’égale que sa volonté d’empêcher la montée des haines raciales, il accepte ces accords qui prévoient une décolonisation graduelle sur une période de dix ans. Cet acte lui coûtera la vie. Un an plus tard, le 4 mai 1989, Jean-Marie Tjibaou est assassiné avec Yeiwene Yeiwene par un opposant indépendantiste.
DEVOIR DE NE JAMAIS OUBLIER!!
Nos oncles, grands pères, frères, pères tombés pour la KANAKY !!
SANS COMMENTAIRES! Voilà un extrait d'un site où l'on commérait en 2005 "la tragédie d'Ouvéa"
LES CEREMONIES EN NOUVELLE CALEDONIE
Dans le cadre de la commémoration du 17ème anniversaire de la tragédie d’Ouvéa, notre semaine de Souvenir s’est déroulée les 22, 23 et 24 avril 2005 à DUMBEA, NOUMEA, OUVEA et LA FOA sous l’impulsion de la délégation de Nouvelle-Calédonie.
Vendredi 22 avril 2005 :
16 heures : dépôts de gerbes au monument aux morts de DUMBEA par le Vice-Président du comité, le Président du Congrès, le maire et le Président de l’Amicale des retraités de la gendarmerie. Parmi l’assistance très nombreuse, il faut signaler le colonel, commandant les forces de gendarmerie, accompagné du Capitaine, commandant le compagnie de Nouméa et les îles Loyauté et ses adjoints , les deux commandants d’escadron de gendarmerie mobile de Decize et Dole et un Détachement d’une vingtaine de personnels en tenue, le sénateur des Anciens Combattants de Dumbea et Paita, ainsi que les Présidents des Amicales et Associations d’Anciens Combattants et patriotiques (12 porte-drapeaux au total), les sapeurs-pompiers, la police municipale de Dumbea ainsi que le Révérend Père André GLANTENET.
16h20 : dépôts de gerbes au mémorial des gendarmes d’Ouvéa et des Paras du 11ème Choc à Dumbea par le Vice-Président du comité, le Président du Congrès, le maire, la Vice-Présidente de la Province Sud, le Président de l’AMicale des retraités de la gendarmerie, le Président de l’UNP et le maire de Punaauia (Polynésie française) en présence de la même assistance civile et militaire de ci-dessus.
17H15 : dépôts de gerbes à la stèle des Gendarmes et Militaires victimes du Devoir en Nouvelle-Calédonie à Nouméa par le Vice-Président du comité, le Président du Congrès, le maire et le Président de la Province Sud en présence des même personnels de la gendarmerie, de toutes les associations énumérées ci-dessus ainsi que de nombreuses personnalités politiques du territoire, parmi lesquelles le sénateur Simon LOUECKHOTE et le député Pierre FROGIER.
18h00 : Office religieux en l’église du Vœu, célébré par le Révérend père André GLANTENET, membre de l’association, et animé par la chorale du Sacré Cœur d’Auteuil avec notamment la présence du maire de Nouméa, le Colonel commandant les forces de gendarmerie, le Commandant de compagnie de Nouméa, le Commandant d’escadron de GM de Dole ainsi que toutes les associations ayant participé aux cérémonies de Dumbea et Nouméa.
LE SAMEDI 23 AVRIL 2005 :
10h30 : dépôt de gerbe à la stèle des Gendarmes tombés en mission de paix, en l’enceinte de la brigade de FAYAOUE-OUVEA, lieu de la tragédie du 22 avril 1988.
La délégation qui s’est rendue à la brigade de FAYAOUE, était composée de 7 membres : Jean-Marie DASSULE, 1er Vice-Président, Gilbert GEORGEON, secrétaire, Gilbert BERNARD, trésorier adjoint, Josyane DESCHAMPS, secrétaire adjointe, Marcel POUILLOT, porte-drapeau, Marcel GUYADER et le R.P. André GLANTENET, membres de l’association.
A 10 heures 30, devant la stèle érigée à la mémoire de l’adjudant-Chef MOULIE et des gendarmes DUJARDIN, LEROY et ZAWADZKI, la cérémonie a débuté par un historique de la tragédie suivi d’une bénédiction par le R.P. André GLANTENET. Une gerbe a ensuite été déposée par Jean-Marie DASSULE en présence de tous les gendarmes de la brigade et leurs familles.
A l’issue de la cérémonie, Jean-Marie DASSULE a prononcé un bref discours pour exprimer ses plus vifs remerciements aux militaires de la brigade, en reconnaissance de l’accueil fraternel réservé à la délégation.
LE DIMANCHE 24 AVRIL 2005 :
11h00 : dépôts de gerbes au monument aux morts de la ville de La Foa par le Vice-Président du comité du 22 avril 1988, le représentant du Président de la Province Sud, l’adjoint au mire, le Colonel représentant le commandant des forces de gendarmerie, le Vice-Président des Anciens Combattants de La Foa et les coutumiers, en présence d’un détachement d’une dizaine de gendarmes d’active, parmi lesquels le commandant de compagnie de La Foa ainsi que diverses Amicales et Associations d’Anciens Combattants et Patriotiques (5 porte-drapeaux).
Après la cérémonie, un cocktail offert par la municipalité a été servi au centre culturel de la commune. Dans une brève intervention, Jean-Marie DASSULE a exprimé ses sincères remerciements à l’adresse de Monsieur le Maire, notamment pour l’attachement indéfectible de la commune de La Foa à la commémoration de la tragédie d’Ouvéa, ainsi que l’assemblée pour la participation à l’événement du jour.
Les journées commémoratives du 17ème anniversaire de la tragédie d’Ouvéa ont, comme toujours, tenu toutes leurs promesses, sur le plan du Souvenir, de la Mémoire, de l’Hommage rendu à nos gendarmes tombés pour la paix, du devoir accompli dans une communion de pensée et de prières, et de toute cette émotion qui emplit les cœurs et les esprits.
A chaque cérémonie, on a pu remarquer une assistance nombreuse, digne et recueillie. Par ailleurs, la présence des hauts responsables de la vie politique calédonienne, mais surtout la participation importante de la gendarmerie d’active ont donné à toutes ces cérémonies toute la solennité et l’éclat qu’elles méritaient.
C’est sans conteste sur les lieux mêmes du drame, dans l’enceinte de la brigade de gendarmerie de FAYAOUE, que les moments de recueillement et d’émotion ont été les plus forts, notamment pour certains membres de la délégation qui effectuaient le déplacement à Ouvéa pour la première fois.
Force est de constater que chaque année, le Souvenir du drame d’Ouvéa, le lourd tribut payé par la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie du Comité du 22 avril 1988 s’investit et continuera à s’investir sans réserve afin de perpétuer l’accomplissement de sa digne et humble mission du Souvenir qu’est le Devoir de Mémoire pour que tous ceux qui sont tombés ne soient JAMAIS oubliés et que PLUS JAMAIS une telle tragédie ne se reproduise.
Jean-Marie DASSULE